« Transformer l’existant, en s’appuyant dessus pour valoriser son histoire ; proposer une nouvelle architecture durable, mettant en avant le Bois ; concevoir des logements de qualité, profitant du caractère atypique des volumes existants, sont les valeurs qui ont guidé ce projet de transformation, réhabilitation et surélévation situé au 44 rue de l’amiral mouchez, à Paris 14.
SURELEVER EN BOIS I La surélévation du bâtiment s’élève sur 2 étages et se distingue par l’usage du bois en façade et en structure. En prolongeant la logique des attiques en gradins, le projet opère une transition douce entre les profils des bâtiments voisins en créant une nouvelle perspective depuis la rue de l’Amiral Mouchez. Les nouvelles façades s’inspirent de l’existant avec de larges baies vitrées, soulignées par le travail du bois en modénature. Des jardinières en terrasses viennent compléter le tout et faire le lien avec l’existant, en proposant de nouveaux usages et supports de végétalisation.
LES LOGEMENTS I Dans les volumes réhabilités, la trame structurelle est mise à nu, de nouveaux noyaux de circulation prennent place, l’ancien escalier devient loggias et des espaces extérieurs divers sont créés pour développer l’habitabilité des lieux.
Les 17 nouveaux logements, allant du T1 au T4, sont conçus avec un maximum de valeur d’usage : les pièces dites servantes s’organisent en partie centrale, avec de nombreux rangements ; les pièces de vie suivent la trame des façades, avec des baies généreuses et certaines pièces en enfilade pour dilater ou cloisonner les lieux. Ces mêmes pièces sont complétées d’alcôves en bois qui permettent de diversifier les usages et d’apporter une échelle domestique dans les plus grands volumes. Les étages en surélévation s’inscrivent dans cette même géométrie en y ajoutant un logement en duplex.
MATERIAUX I Dans une logique bas carbone, le projet s’attache à prioriser les matériaux biosourcés et à valoriser le déjà-là par le biais de réemploi de matériaux in-situ et ex-situ : par la mise en place d’une isolation en fibre de bois ; des menuiseries extérieures en chêne pour les nouveaux châssis ; du bois en structure MOB et planchers en CLT de la surélévation ; du bardage en bois sur cette nouvelle volumétrie ; des aménagements bois à l’intérieur des logements. Aussi, par le réemploi de divers matériaux comme les dallages en pierre de l’ancien escalier et par la mise en valeur de la pierre de parement découverte sur la façade rue pendant le chantier.
DES ESPACES RESILIENTS I Les logements conservent les poutres et poteaux en béton de l’existant. Afficher cette trame permet aussi d’envisager de futures transformations avec une vision claire des structures. La flexibilité y est aussi prolongée par la conception des lieux où hormis le noyau de circulation et quelques reprises de plancher ponctuelles, l’ensemble des séparatifs entre logements sont réalisées en cloisons SAD, les sols sont traités avec des chapes sèches ; les espaces de la surélévation présentent un plan assez libre avec uniquement un refend en bois en partie centrale. Autant de façons d’assurer la résilience du bâtiment et de lui permettre peut-être encore plusieurs vies.» - PLURIEL[LES] ARCHITECTES, maîtrise d'œuvre

