Jamais nous n’avons autant stocké. Marchandises, données, objets personnels se déversent dans
des halles géantes de logistique, des data centers énergivores, des hangars anonymes de self-stockage.
Pourtant, ni ces bâtiments ni ce qu’ils accumulent ne sont conçus pour durer. Ces boîtes inexpressives sont calibrées, à l’inverse, pour un entreposage optimisé ; elles sont au service d’une circulation continue des biens, jusqu’à leur mise en déchet. Le contraste avec les greniers, les citernes et les silos qui incarnaient, encore récemment, la permanence et la prévoyance, est saisissant.
Peut-on encore construire pour subsister ?
Nos lieux de stockage sont-ils toujours à même de conjurer les menaces, de réduire les consommations et d’assurer une transmission ?
À l’heure des pénuries annoncées et des tensions géopolitiques accrues, ces questions interpellent vivement l’architecture.
Ce livre observe la mutation silencieuse qui a fait perdre aux entrepôts toute profondeur temporelle. Il explore les dispositifs d’approvisionnement comme autant de symptômes d’une civilisation du flux tendu et puise, dans quelques édifices emblématiques — tant vernaculaires que savants —, les ressources d’une contre-offensive : un nouvel art de bâtir avec et pour le stock.
Peut-on encore construire pour subsister ?
Nos lieux de stockage sont-ils toujours à même de conjurer les menaces, de réduire les consommations et d’assurer une transmission ?
À l’heure des pénuries annoncées et des tensions géopolitiques accrues, ces questions interpellent vivement l’architecture.
Ce livre observe la mutation silencieuse qui a fait perdre aux entrepôts toute profondeur temporelle. Il explore les dispositifs d’approvisionnement comme autant de symptômes d’une civilisation du flux tendu et puise, dans quelques édifices emblématiques — tant vernaculaires que savants —, les ressources d’une contre-offensive : un nouvel art de bâtir avec et pour le stock.

