À l’occasion de l'exposition Natures urbaines et du livre qui lui est consacré, le Pavillon de l'Arsenal donne la parole au journaliste et critique littéraire Léonard Desbrières pour mettre ce thème en perspective, entre littérature, science-fiction et cinéma.
"Dans quelques jours s’ouvrira la nouvelle édition du Festival de Cannes avec comme chaque année une programmation éblouissante, réunissant les plus grandes figures du septième art. Mais un nom est sur toutes les lèvres, celui d’une légende, Francis Ford Coppola. Après une traversée du désert de près de quinze ans, le réalisateur de la trilogie Le Parrain et d’Apocalypse Now a enfin pu mener à son terme le projet d’une vie, un long-métrage qui n’a cessé de l’obséder, Megalopolis. Il y a un symbole fort à voir ce film occuper le haut de l’affiche et faire l’objet de toutes les convoitises. En racontant dans un New-York futuriste, en partie ravagé par une catastrophe, le duel acharné que se livrent un maire conservateur et un architecte utopique sur la manière dont il faut reconstruire l’une des villes les plus emblématiques du monde, Francis Ford Coppola se fait le porte-voix d’une préoccupation centrale dans le développement de nos sociétés contemporaine, une interrogation partagée aussi bien par les urbanistes, les architectes, les paysagistes que par les artistes ou les intellectuels issus de tous les horizons. Comment construire la ville de demain ? Comment articuler nature et urbain ?

