Cette exposition évoquait l'un des grands thèmes de l'architecture et de l'urbanisme parisiens, à un moment où la Ville de Paris était déjà particulièrement soucieuse d'améliorer la qualité de l'habitat et d'étendre le parc de logements.
"Lorsque la lumière n'entre pas par la fenêtre, la maladie entre par la porte". C'est ce constat de la corrélation existant entre ce fléau qu'était la tuberculose et l'absence de lumière et d'air dans les logements qui conduisit à la définition d'îlots insalubres. L'exposition proposait donc un parcours historique à travers les attitudes adoptées par les théoriciens, les professionnels, et les pouvoirs publics : les solutions envisagées à différentes époques, les erreurs commises, les changements d'optique, mais aussi les réussites et succès.
Ponctué par quatre cuisines d'époques différentes (1910, 1930, 1950, 1970), ce parcours chronologique et panoramique sur le siècle était conçu selon deux optiques complémentaires : vu depuis la ville, l'évolution des traitements envisagés pour la débarrasser de ce mal qui la rongeait avec comme corollaire l'évolution du cadre de vie, du quartier et de l'immeuble : vu depuis ces quatre cuisines, l'évolution de l'intérieur du logement, de sa typologie, de son confort aussi.
Plus d'une centaine de diapositives représentant des opérations de logements réalisés à Paris, projetées de façon continue sur de grands écrans rythmaient la visite de l'exposition.

