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Capital Agricole

chantiers pour une ville cultivée

Inauguration de l'exposition lundi 1er octobre 2018 à 19h Evénement Facebook  

Exposition créée par le Pavillon de l'Arsenal
sous la direction de SOA / Augustin Rosenstiehl, architecte
Conception graphique: Sylvain Enguehard

Bousculés par la crise environnementale et préoccupés par leur alimentation et leur santé, les habitants de la métropole considèrent à nouveau l’agriculture. Mais la vision idéale qu’ils en ont gardée est difficile à projeter face à l’organisation et les pratiques de la ville contemporaine. La manifestation « Capital agricole – Chantiers pour une ville cultivée » déterre les liens qualitatifs entre production agricole et production urbaine, entre le cultivé et l’habité entre la ville et le sol.

L’urbanisme engagé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, hiérarchisant les rapports entre l’Urbain, la Nature et l’Agriculture, a conduit à l’impasse environnementale actuelle. Il a aussi anéanti l’exceptionnel patrimoine agricole francilien de la fin du XIXe mené par des cultivateurs « spécialistes » inventant d’autres cultures pour nourrir Paris tout en préservant la faune et la flore. C’est sur cette agriculture urbaine oubliée et réhabilitée dans l’exposition, que se fondent aujourd’hui les architectes, urbanistes, agriculteurs, écologues, ingénieurs, entrepreneurs, historiens, géographes, sociologues…, réunis autour de l’agence d’architecture SOA, Augustin Rosenstiehl, pour envisager de nouveaux modèles hybrides.

Certains pionniers investissent déjà les toits des quartiers ou les sous-sols des immeubles, traversent le territoire en transhumance ou animent des fermes périurbaines,… alors que d’autres envisagent pour demain de cultiver les zones d’activités, d’investir le potentiel agronomique des grands ensembles, de fourrager les parcs et même les abords d’autoroutes. Au cœur de cette reconquête agricole la ferme se réinvente comme le point d’encrage et d’échange entre le paysan et le citadin. L’ensemble des actions propose une vision collective cohérente et invente une forme urbaine qui interpelle simultanément les terres et les lieux, les métiers et les outils, l’humain et le vivant.

Avec la participation de

Sabine Barles, professeure en urbanisme et aménagement, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UMR Géographie-Cités, équipe CRIA
Marie-Hélène et Damien Bignon / Ferme des Beurreries
Matthieu Calame, agronome, directeur de la fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme
Théophile Champagnat et Jean Noël Gerz / Cycloponics
Arnaud Charpentier / Gatichanvre
Laurent Chatelain / Pépinières Chatelain
Hugo Christy, directeur général de Remake
Jeanne Crombez et Franck Ponthier / La ferme urbaine de Saint-Denis
Olivier Darné, plasticien et gardien d’abeilles, fondateur du Parti Poétique
Michel Desvigne, paysagiste
Julie-Lou Dubreuilh, Guillaume Leterrier, Pauline Maraninchi / Clinamen & Bergers urbains
Fabien Esculier, chercheur à l’École des Ponts ParisTech au Laboratoire Eau, Environnement et Systèmes urbains
Sylvain Gouraud, artiste
Pierre Janin, architecte - Master 2 Philosophie - Fabriques Architectures Paysages, Architecte Conseil de l’État
Paul Jarquin, président-directeur général de REI Habitat
Yann Kebbi, dessinateur
Nadine Lahoud / Veni Verdi
Xavier Laureau, agriculteur et entrepreneur
Michel Lussault, géographe, professeur à l’université de Lyon, École Normale supérieure de Lyon. Directeur de l’École urbaine de Lyo
Sébastien Marot, philosophe
Catherine Maumi, professeur en histoire et cultures architecturales, Université Grenoble Alpes, ENSAG, MHAevt
Constantin Petcou et Doina Petrescu, atelier d’architecture autogérée
Monique Poulot, géographe, Université Paris Nanterre, UMR CNRS LAVUE
Florent Sebban et Sylvie Guillot / Ferme Sapousse
Martin Vanier, professeur de géographie à l’École d’urbanisme de Paris
Florent Yvert, écologue


INFORMATIONS
Exposition présentée du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019
Entrée libre

avec le soutien de



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