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Toutes les grandes métropoles mondiales ont aujourd’hui des défis communs : l’innovation, la cohésion sociale et l’attractivité économique.

Première destination touristique au monde, la métropole parisienne est parmi les premièrs pôles économiques européens et l’une des capitales mondiales des salons, congrès professionnels ou événements culturels. Ses atouts sont nombreux et notamment sa proximité avec les grandes villes européennes que sont Amsterdam, Bruxelles, Londres et Munich.

Dans un contexte de concurrence internationale et nationale de plus en plus vif, la métropole doit conjuguer dynamique économique et développement durable.

Comment une métropole européenne peut-elle conjuguer croissance économique, qualité de vie et développement durable ?

Cyrille Poy



Edith Heurgon
Conseillère en prospective - Directrice du Centre culturel international de Cerisy


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Les contributions déjà postées

par Cyrille Poy, le 27 Avr. 2009, 9h16

Cher Yc,

Les échanges métropolitains ont été pensés et organisés afin que chacun puisse s'exprimer librement et participer ainsi à la réflexion sur l'avenir de la métropole parisienne. Vous avez, bien entendu, le droit et le loisir de considérer que les sociétés que vous citez ne sont pas des modèles de développement durable. Mais je me demande ce que serait un débat digne de ce nom si des acteurs aussi importants de l'économie et du développement urbain de la métropole parisienne ne donnaient pas leur point de vue. Si vous souhaitez oeuvrer à un changement des mentalités et des pratiques, ne vous faut-il pas d'abord bien comprendre les positions et les visées de chacun ? Il me semble personnellement que c'est un minimum. On ne combat bien que ce que l'on connaît bien. C'est une question de simple stratégie, de crédibilité aussi?
Je vous invite par ailleurs aussi à considérer le succès du velib. Vous pouvez, avec d'autres dont je suis (moi aussi je ne goûte guère la publicité. Mais elle me gêne moins sur mon vélo que dans le métro, soit dit en passant), déplorer que son financement soit lié à la surface des panneaux de publicité présents dans la capitale. Cependant, il me semble indéniable, avec d'autres, que le velib a plus fait pour l'utilisation du vélo à Paris que toutes les incantations des défenseurs des modes alternatifs de déplacement et autres stigmatisations des utilisateurs de voitures. Pour ce qui est de ces derniers, je vous invite à lire les travaux de Jean-Pierre Orfeuil, qui montre qu'en l'état actuel des choses, l'automobile est indispensable pour une grande majorité des métropolitains habitant en banlieue.
Et si vous me permettez une dernière remarque, je vous rappelle que c'est l'Etat qui, en 1987 - Jacques Chirac était alors Premier ministre -, a permis à Eurodisney de s'installer.

Bien à vous et au plaisir de vous rencontrer ce soir,


par Dav', le 26 Avr. 2009, 22h38

Bonsoir,
Je pense sincèrement qu'en développant les énergies venant de la géothermie à grande échelle, les villes deviendront de plus en plus en accord avec leur milieu. Dav'


par JEAN-MICHEL, le 26 Avr. 2009, 22h35

PARIS Métropole la plus dense du Monde,en tête pour les congrès et les Droits de l'Homme et de la Nature,mais que fait-elle?
Une capitale qui envoie la quasi totalité de ses eaux pluviales dans le tout à l'égout avec les eaux w.c. agit encore comme en 1900.Et en cas de fortes précipitations,tout va dans la SEINE:c'est 50 millions de m3 d'eau par an qui sont volontairement polluées:à quoi bon conseiller des chasses de 3 et 6 litres?.Condamnation et mise en demeure par l'U.E.
Une capitale qui oblige sa proche banlieue à réaliser 13 réservoirs-fosses d'aisance pour ses eaux pluviales souillées,pour un coût de 2 milliards d'euros,ignore l'écologie de base: l'eau c'est la vie,l'eau est une ressource,non un déchet! Elle ignore aussi l'égalité républicaine:les pollueurs,non pas les voisins,doivent être les payeurs.


par Patrick, le 24 Avr. 2009, 19h15

Etant parisien de longue date et connaissant les facteurs polluant et/ou générateurs de surcosommations, Paris peut devenir une ville durable ainsi que les grandes métropoles Européennes si, lors de la construction d'un bâtiment neuf ou de rénovation il est inclus divers normes ou "obligations" envers la nature, francilienne tout particulièrement.

Au sujet de la construction des tours, pourquoi ne pas inclure lors des travaux, des panneaux solaires fixés à même la façade, des matériaux qui absorbent l'énergie et la restituent sous forme d'électricité, de chauffage, etc...

L'emploi de panneaux solaires fixés sur le toit des bâtiments dans une capitale comme Paris, serait générateur d'économie surtout pour des bâtiments comme les hôtels par exemple, gros consommateurs, les bureaux, et chaînes de magasins...

L'espace vert dans la capitale c'est développé considérablement ce qui a aussi permis de générer au fil des rues moultes espaces de jeux, de promenades, de repos,...


par andré, le 24 Avr. 2009, 17h10

Mr Lourdin parle du RER EOLE, ce serpent de mer ressort, mais ou en sommes nous?

Des tours plus nombreuses, des milliers de passagers en plus dans les rames et le réseau SNCF de Saint Lazare, saturé, obsolète, des rames affichées moins de 5 minutes avant le départ, d'où des bousculades en entrée de quai et sur les quais.
Les escaliers de la ligne 1 trop étroits (esplanade)


par Yc, le 23 Avr. 2009, 21h47

Comment parler de développement durable avec les représentants de Cofiroute, d'Eurodisney ou de JC Decaux ? Ces trois sociétés représentent le modèle même de développement qui conduit à l'impasse : la voiture comme modèle de moyen de déplacement, la culture ramenée à un simple objet de consommation de bas de gamme, la publicité la plus éhontée au service d'une société d'hyper consommation.

Le Pavillon de l'Arsenal peut-il encore être crédible en mettant en exergue de telles sociétés ? A moins qu'il s'agisse de trouver de nouveaux sponsors ?C'est vrai que l'argent n'a pas d'odeur !


par volodia, le 06 Mars 2009, 0h22

Dans le privé c'est très cher, et si les revenus sont bas, allocation logement est bloquée à 160 euros. Dans le logement social, des années d'attentes, la priorité est donnée aux familles nombreuses, très souvent issues de l'immigration.
Mais il y a pire, ce sont les SDF 200 000 qui meurent dans la rue 285 par an dans l'indifférence totale. Des pétitions circulent dans les quartiers ex : 18ème pour interdire l'implantation de maisons relais pour les aider. Mais les squatts sont admis.
Je vais quitter Paris, comme pas de gens, et peut-être le pays, car payer des loyers qui représentent presque les 3 d'un salaire c'est pas tenable ! volodia/


par père de famille, le 13 Fevr. 2009, 17h26

Il m'apparait 3 manières antinomiques de se représenter la ville/métropole durable et son développement ; merci au débat du 12/02 organisé par le Pavillon de l'Arsenal de m'avoir aidé à le verbaliser :
- la ville "tache d'huile" : c'est celle qui part du centre (riche, cher et dense) pour finalement s'organiser à l'identique en cercles concentriques ; chacun comprend alors que Paris a cru ainsi jusqu'au commune limitrophes de 1ère couronne qui en sont les 21èmes...30ème arrondissements ; cette ville exclut les moins solides financièrement
- la croissance urbaine en "peau de léopard" : cette ville ne peut pas se construire dans une économie où le marché foncier de serait pas régulé et réglementé
- l'espace urbain construit comme la mise en réseau de multiples pôles urbains de taille "humaine" (polycentrique) ; cette ville ne peut être durable qu'à la condition d'intégrer les transports "interpôles" et d'organiser des multi-offres d'intermodalité à l'ensemble de usagers du territoire : Paris ne prend pas ce chemin...


par urbainie, le 05 Fevr. 2009, 23h54

Une règle élémentaire quand on filme des personnes censées nous parler c'est la direction du regard. YAB qui regarde en l'air loin de nous ça ne donne pas envie de l'écouter. Et ces recadrages laborieux ça fait assez bricolage même pas drôle.

par gadget.cbv, le 21 Dec. 2008, 22h35

Dire que la région (ou métropole) soit durable c'est bien, faut il agir. Encore une fois les politique et le lobbi sont responsables. Si l'on veut utiliser les énergie renouvelable, il faut instaurer à chaque bâtiment un droit au soleil. Celui-ci consisterait à laisser le passage du soleil sur le bâtiment sans ombre donc de prendre en compte les bâtiment déjà existant pour ne pas crée d'ombre. De plus lorsque l'on veut poser un tel équipement il est plus facile de trouver quelqu'un pour vous décourager que le contraire. Le pire, j'ai mis chez moi de la production d'électricité solaire. Le temps de pose et de raccordement au réseau (temps de travail pour poser les éléments) a duré quatre jours. Par contre coté administratif il m'a fallu environ 6 mois oui j'ai bien dit six mois. Cela décourage bien de bonnes volontés.
Simplifions le chose coté développement durable et faisons de véritables incitations plutôt que l'habituelle poudre aux yeux que nos politiques savent très bien faire.
Si l'on veut vraiment faire avancer les choses, il faut pas que les politique viennent mettre leur nez dedans, ils ont trop d'intérêts électoraux pour être objectif. Et en France c'est toujours la même chose il y a 50% qui seront d'accort et les 50 autre seront contre.


par Cyrille Poy, le 13 Dec. 2008, 16h51

Flo20,

Les problèmes de pollution sont réels autour du périphérique qui est responsable du tiers de la pollution de Paris intra muros et de 3 % des émissions d'île-de-France. Globalement, la situation s'améliore. Toutefois, l'oxyde d'azote, qui a baissé de 50 % depuis quinze ans, est resté stable en 2007 par rapport à 2006. Le dioxyde d?azote, qui a baissé sur l'agglomération, augmente légèrement à proximité du trafic routier ( 4 % depuis 1994).
L'objectif de qualité de l'air est largement dépassé dans une grande partie de Paris pour le dioxyde d'azote. En petite couronne, le dépassement se limite au voisinage des principaux axes de circulation (autoroutes, routes nationales et importantes voiries départementales). En 2007, 3,4 millions de Franciliens ont été exposés à des valeurs de dioxyde d'azote supérieures à l'objectif de qualité de l'air. Pour en savoir plus reportez-vous au rapport 2007 d'Airparif disponible à cette adresse : http://www.airparif.asso.fr/airparif/pdf/bilan_2007.pdf

On peut néanmoins se demander si les problèmes de pollution seront déterminants à l'avenir. Pour l'essentiel, les améliorations de la qualité de l'air sont dues au progrès du parc de véhicules de tourisme. Si cette tendance s'affirme et si les véhicules fonctionnant à l'électricité trouvent leur marché, ce type de nuisance, de même que le bruit, devraient diminuer. Ce qui ne résout rien pour la congestion du trafic, question pour laquelle des solutions sont à inventer.


par flo20, le 11 Dec. 2008, 17h32

attention à ne pas rajouter, aux endroits les plus pollués de l'agglomération, c'est à dire autour du périphérique, des logements et des bureaux. On n'arrive pas à assurer aux 700 000 personnes qui habitent déjà autour un air de qualité et un environnement sonore calme. Ce n'est pas la peine d'augmenter le nombre des victimes.
Avec 1 100 000 véhicules par jour ce n'est vraiment pas tout de suite que la pollution va baisser.


par Philippe C., le 10 Dec. 2008, 9h59

Pour le citoyen que je suis, l'ile de France est une zone bruyante, sur-consommatrice d'énergies et polluée. Un zone qui rêve encore de ce quelle fut. J'aimerais que Paris lance un sondage mondial pour se rendre compte de son réel impact et de l'image que peuvent en avoir les citoyens du monde.

En tant qu'habitant, j'aimerais que l'on redonne vie aux activités de proximité, à l'artisanat, au petit commerce, aux bals populaires. Que soient créés des moyens à la taille de Paris pour s'approvisionner dans des fermes, que l'on ouvre Paris aux producteurs en évitant les dizaines d'intermédiaires. Que l'on redonne vie aux quartiers.
J'aimerais que l'on crée plus d'espaces protégés (du bruit, de la fureur...) accessibles aux enfants, aux personnes âgées, aux handicapés et à tous les habitants du lieu.

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Conférence-débat
#05 Une métropole européenne durable?

Lundi 27 Avril 2009, 19h00

Avec
Jean-Pierre Charbonneau
Urbaniste Consultant

Frédéric Gilli
Economiste

Anne Lacaton
Architecte et Grand prix national de l'architecture 2008

Bernard Reichen
Architecte Urbaniste

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Ethno-urbaniste - Association Graine de Jardins

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Frédéric Gilli
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Metteur en scène

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