1 architecte - 1 bâtiment
    Histoire d'un projet

Commande, contraintes, construction, maîtrise d'ouvrage, métier d'architecte, règlements.

Les maîtres d'oeuvre invités présenteront chronologiquement toute l'histoire d'un de leur projet, de la commande, jusqu'à sa réalisation et à son appropriation par l'utilisateur.

Mieux appréhender les contraintes rencontrées par les maîtres d'oeuvre, découvrir les liens tissés avec le maître d'ouvrage et les différents intervenants, connaître les réflexions des architectes sur la commande et sur les règlements qui varient selon les pays, tel est la vocation de ce cycle de conférences.

Chacune de ces interventions permettra ainsi d'expliquer à un large public le métier d'architecte, à travers l'histoire d'une réalisation.

73 CONFERENCES POUR CE CYCLE

 FRANKLIN AZZI ARCHITECTURE
   DOCK EN SEINE, Saint-Ouen

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :

"Dans ce paysage en construction de la ZAC des Docks à Saint-Ouen, l'immeuble "Dock en Seine", livré en avril dernier, croise une rationalité radicale dans sa morphologie et ses façades et une expression architecturale élégante et juste, une forme de modernité intemporelle. Ici ni formalisme ni futilité, grande compacité et flexibilité se combinent dans le jeu simple des volumes, dans la délicatesse des ouvertures, le caractère sensible des espaces partagés. La nature formelle et la singularité du bâtiment Dock en Seine naissent de cette démarche conceptuelle innovante qui associe une intelligence concrète et mathématique où rien n’est vraiment laissé au hasard et une attention sensible à la matière architecturale : lumière, matériaux, volumes. Mais, au delà de la forme, la démarche interroge les processus de création actuels, dépasser l'outil informatique et la production prosaïque, dépasser les contraintes économiques ou techniques pour retrouver une contextualité positive, une réalité sensuelle et un univers d'épanouissement pour les usagers, un "sur-mesure" architectural à l'image d'un costume bien taillé." Franklin Azzi Architecture


Maîtrise d’ouvrage : Neximmo 62,
représenté par Nexity entreprises

Aménageur : Sequano Aménagement

Maîtrise d’œuvre : Franklin Azzi Architecture, architecte mandataire Paul Armand Grether, architecte urbaniste associé (phase étude) Think Tank Architecture, architecte collaborateur (phase apd, pro, dcd)



Date : 14/5/2014
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. FRANKLIN AZZI, architecte

 OFFICE
   CITY VILLA, Bruxelles, Belgique

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :

A l’intérieur même de Bruxelles se trouve une zone périphérique. Un morceau de paysage se trouve en son sein – vert, ouvert, idyllique, comme si on se trouvait aux franges de la ville (là où elle touche la forêt). Cette condition, si particulière, est facile à détruire.
Afin de doubler la surface d’une maison, en apparence autonome dans cet environnement étrange et luxuriant, il a été décidé de souligner élégamment l’existence de tout ce qui était déjà, de célébrer le statut quo et de simultanément faire disparaitre l’extension en la rendant extrêmement visible et ainsi en faire le protagoniste. L’extension est créée sous la villa existante, sans ajouter de nouveaux volumes, mais en créant son piedestal. Ce piedestal fait de la maison existante un objet en exposition: entretenu, nettoyé, restauré – défait de son importance initiale. Celle-ci devient alors une maison de nuit, maison fantôme au-dessus d’une nouvelle villa excavée. La villa est alors simultanément nouvelle et ancienne. Il s’agit d’une maison conçue comme un ensemble de différents espaces délimités par des colonnes. Le rythme de colonne défini le plan et les séquences: un ensemble d’espaces dont la fonction n’est pas définie. La villa se présente comme le vestige d’une maison; un ensemble d’éléments tectoniques qui créent différentes hiérarchies spatiales. Parfois, les espaces sont à ciel ouvert; parfois ils reçoivent une lumière indirecte. La structure, massive, est faite de poutres et de colonnes en béton, mesurées pour avoir un effet tectonique maximal. Elle se traduit en une idée spatiale. Dés que l’on passe de l’intérieur vers l’extérieur, les colonnes de béton deviennent des colonnes en bois teinté, créant alors une construction spatiale, une séquence de lieux hypothétiques où rester. La villa existe donc dans cette île verte, maintenue par son existence même, une contribution consciente à un tissu urbain au bord de l’extinction.


Date : 19/3/2014
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. KERSTEN GEERS
. DAVID VAN-SEVEREN

 ALVARO SIZA VIEIRA
   Musée Iberê Camargo, Porto Alegre, Brésil

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :
Musée Iberê Camargo, Porto Alegre, Brésil
Maîtrise d'oeuvre : Alvaro Siza Vieira
Maîtrise d'ouvrage : Fondation Iberê Camargo

Conférence organisée en partenariat avec la Galerie de Thorigny
Dans le cadre de l'exposition Alvaro Siza Vieira, Dessins
Du 11 octobre au 31 décembre 2013


La Fondation Iberê Camargo souhaitait construire un édifice pour l’archivage et l’exposition de sa collection.
Le terrain disponible est délimité au Nord par l’avenue Padre Cacique et au Sud par un talus compris entre les cotes 5 et 24.
Le programme proposé inclut des zones d’exposition, de dépôt, de bibliothèque et vidéothèque, de librairie, de cafeteria, d’un petit auditoire, de zones d’administration et d’ateliers artistiques.
Un parking de stationnement pour 95 véhicules est également prévu en sous-sol.
La base de l’édifice est constituée d’une longue plateforme, élevée à 0,90 m du trottoir de l’avenue Padre Cacique, sous lequel se situe une partie des zones du programme. Cette plateforme est accessible à partir du trottoir par le biais d'une rampe.
Le volume principal est découpé dans la végétation du talus, occupant un creux et résulte de la superposition de quatre étages irréguliers, incluant le rez-de-chaussée au même niveau que la plateforme. Ce volume est limité par des murs droits et quasi orthogonaux (au Sud et au couchant) et par un mur ondulé (au Nord et au levant).
Ce mur limite sur toute la hauteur de l’édifice l’espace du hall d’entrée, lequel est entouré sur le reste du périmètre par de petites salles d’expositions ainsi que par la réception, le vestiaire et la librairie au rez-de-chaussée. Les espaces destinés aux expositions temporaires et permanentes ne sont pas distincts, optant pour une flexibilité propre à la tendance actuelle de fonctionnement des musées.
Les salles de tous les étages pourront être ouvertes sur le hall ou fermées par des panneaux amovibles jusqu’à 4m de hauteur, permettant l’entrée de lumière naturelle à partir du hall et entre cette hauteur et le plafond.
Les salles du dernier étage reçoivent la lumière naturelle à travers des lucarnes constituées par un double vitrage avec un accès intermédiaire pour le ménage et la régulation de la lumière. L’espace du hall reçoit la lumière par des lucarnes situées sur la terrasse et par des ouvertures à l’extérieur du mur ondulé.
Les accès verticaux (deux ascenseurs et deux escaliers) se situent à chacune des extrémités des salles d’expositions. Elles incluent aussi un système de rampe avec une pente entre 8 et 9 %, dont le développement a lieu en partie à l’intérieur de l’espace du hall et en partie à l’extérieur, constituant des galeries qui entourent le volume de l’édifice, ouvertes ponctuellement sur un paysage merveilleux.


>>Voir la conférence

Date : 8/10/2013
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. ALVARO SIZA-VIEIRA

 SANAA
   La Samaritaine

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type : Concepteur du projet d'ensemble de la Samaritaine, grand magasin de 80 000 m2 entièrement remodelé pour accueillir un hôtel, des commerces, des bureaux, des logements et un équipement petite enfance, l'agence SANAA est invitée à présenter sa démarche : En quoi l'exigence de mixité a-t-elle dopé, ou modifié, leur manière d'aborder l'architecture? Comment ont-ils appréhendé avec leur culture japonaise la question de la réhabilitation d'immeubles anciens et celle de l'insertion urbaine de leur geste contemporain ? Quels modes de faire développent-ils avec le maître d'ouvrage, propriétaire de la Samaritaine, pour mener cette reconversion d'usage inédite et exemplaire dans un bâtiment inscrit pour l'essentiel à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques ? Pour en débattre seront présents à la tribune aux côtés de Kazuyo Sejima, Ryue Nishizawa et Yoshitaka Tanase (SANAA), Jean-Jacques Guiony, Président de la Samaritaine et Marie-Line Antonios, Directrice générale.

SANAA (Kazuyo Sejima + Ryue Nishizawa and associates)
L’agence d’architecture SANAA a été fondée par les Japonais Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa en 1995. SANAA a travaillé sur de nombreux projets au Japon, en Europe et aux Etats-Unis salués par la critique pour leurs qualités esthétiques et fonctionnelles. La proposition de l’agence pour la Samaritaine a été retenue en 2010 à l’issue d’une consultation d’architectes en raison de la bonne insertion de son projet dans le paysage de la rue de Rivoli. Cette année-là SANAA a reçu le prix PRITZKER pour l’ensemble de son œuvre.



>>Voir la conférence

Date : 27/5/2013
Horaire : 19:00

Moderateur(s)
. PHILIPPE TRETIACK, journaliste

Intervenant(s)
. JEAN-JACQUES GUIONY, Président directeur général de la Samaritaine
. MARIE-LINE ANTONIOS, Directrice générale de la Samaritaine
.
. KAZUYO SEJIMA, Architecte principale SANAA
. RYUE NISHIZAWA, Architecte principal SANAA
. YOSHITAKA TANASE, Architecte associé SANAA

 AIRES MATEUS
   Résidence Alcacer do Sal

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :
Résidence Alcacer do Sal
Maîtrise d'oeuvre : Aires Mateus
Maîtrise d'ouvrage : Santa Casa da Misericordia de Alcacer


La résidence pour personnes âgées d'Alcacer do Sal est liée à une lecture attentive de la vie d’une communauté très spécifique, une sorte de micro-société avec ses propres règles. Il s’agit d’un programme, mi-hôtel mi-hôpital qui cherche à comprendre et ré-interpréter la combinaison social / privé, en répondant à la nécessité de vie en communauté et, en même temps, à la solitude. Le projet est dessiné en tenant compte des relations stables propres à ce type de société : des noyaux indépendants s'agrègent à un corps unique selon un dessin expressif et clair. La mobilité réduite de ceux qui vont vivre dans le bâtiment suggère que chaque mouvement puisse être une expérience diversifiée et sensible. La distance entre les noyaux est mesurée et dessinée de façon à transformer l’idée de chemin en parcours de vie, et son temps en forme. Le bâtiment parcouru s’assume comme un mur qui surgit naturellement : il limite et définit l’espace.

>>Voir la conférence

Date : 28/3/2013
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. MANUEL AIRES-MATEUS

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