1 architecte - 1 bâtiment
    Histoire d'un projet

Commande, contraintes, construction, maîtrise d'ouvrage, métier d'architecte, règlements.

Les maîtres d'oeuvre invités présenteront chronologiquement toute l'histoire d'un de leur projet, de la commande, jusqu'à sa réalisation et à son appropriation par l'utilisateur.

Mieux appréhender les contraintes rencontrées par les maîtres d'oeuvre, découvrir les liens tissés avec le maître d'ouvrage et les différents intervenants, connaître les réflexions des architectes sur la commande et sur les règlements qui varient selon les pays, tel est la vocation de ce cycle de conférences.

Chacune de ces interventions permettra ainsi d'expliquer à un large public le métier d'architecte, à travers l'histoire d'une réalisation.

75 CONFERENCES POUR CE CYCLE

 BAUMSCHLAGER EBERLE
   Immeuble 2226 Vorarlberg, Autriche

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type : Le 2226 est un bâtiment fonctionnant entièrement sans chauffage, ni refroidissement, ni ventilation mécanique. L’agence de be baumschlager eberle, présente dans dix villes dans le monde, établit avec ce projet de bureaux et logements à Lustenau dans le Vorarlberg en Autriche, un véritable manifeste contre les projets suréquipés de machines et technologies des dernières décennies. Bien qu’énergétiquement efficaces et d’une consommation moindre, ces bâtiments suréquipés ont une durée de vie courte et reviennent à un coût de construction élevé, tout en nécessitant une maintenance intensive, donc onéreuse. Minimiser la consommation d’énergie avec moins de technologie est cependant l’objectif que se sont fixés les architectes de be baumschlager eberle. Après trente ans de recherches sur l’énergie dans la construction et plus de 400 bâtiments réalisés, la construction du bâtiment 2226 a fait le pas décisif. Un logiciel intelligent contrôle les flux énergétiques et agit en fonction sur les différents organes du bâtiment.Le « chauffage » provient uniquement de la chaleur résiduelle des utilisateurs, des ordinateurs, de l’éclairage, ainsi que du rayonnement solaire. Avec les moyens les plus élémentaires de l’architecture, le bâtiment offre des conditions optimales pour la gestion des flux d’énergie. La hauteur libre importante des espaces, le bon éclairage naturel et un climat intérieur bien tempéré permettent de répondre aux standards de la notion de confort dans le monde entier. Le nom de ce bâtiment, 2226, représente le programme : il se réfère à la contrainte de température de confort idéale, située entre 22 et 26°C. Le 2226 offre bien plus : une architecture durable, interprétant la pérennité des bâtiments de manière esthétique et subtile. Ses qualités d’espace et son élégance ravissent les utilisateurs et les passants, condition sine qua non pour une longue durée de vie. Le 2226 est un prototype recueillant toute l’expérience acquise des architectes. Il représente la foi en une architecture plus soucieuse de l’esthétique de la maison, de l’habitat, que de la surenchère d’équipements technologiques. Dietmar Eberle et son équipe sont convaincus que, dans un avenir proche, les bâtiments pourront fonctionner de cette façon.
Date : 31/3/2015
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. DIETMAR EBERLE, Architecte

 HERZOG & DE MEURON
   Triangle

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type : Conférence inaugurale de l’exposition TRIANGLE
présentée du 31 octobre 2014 au 4 janvier 2015

Maître d’ouvrage : VIPARIS

Triangle se perçoit tout d’abord à l’échelle métropolitaine de la ville de Paris. Sa forme singulière, celle d’une pyramide irrégulière à base trapézoïdale, contraste avec la perception unique qu’offrirait une tour classique en extrusion simple. Cette volumétrie confère à Triangle des perceptions multiples et dynamiques, qui varient selon le point d’observation. Elle devient donc « actrice » de la silhouette parisienne et apportera à la Place de la Porte de Versailles et au site du Parc des Expositions une grande visibilité depuis l’ensemble de la métropole.

À l’échelle de la Place de la Porte de Versailles, l’insertion d’un bâtiment emblématique et reconnaissable le long de l’avenue Ernest Renan, au cœur du Parc des Expositions et en retrait de la place et des bâtiments avoisinants jouera un rôle important dans la réorganisation des flux et dans la perception de l’espace urbain tout en réactivant l’axe historique reliant le 15e arrondissement de Paris et les communes limitrophes d’Issy-les-Moulineaux et de Vanves.

La calibration précise de sa volumétrie favorise son insertion et vise à limiter l’impact du bâtiment sur son environnement. Sa forme triangulaire a deux fonctions ; elle conserve de généreux angles de vue du ciel pour les riverains et elle réduit, tel un cadran solaire, la projection d’ombres sur les bâtiments avoisinants.

Triangle est pensé comme un morceau de ville que l’on aurait fait pivoter et placé verticalement. Pour le visiteur, le projet est d’abord perçu depuis la Place de la Porte de Versailles où converge le réseau des transports en commun. Le socle du bâtiment est ouvert à tous, depuis la place et le long de l’avenue Ernest Renan qui retrouvera l’apparence d’une rue parisienne animée, avec ses commerces et services. L’axe Nord-Est faisant face au centre de Paris intègre deux ascenseurs inclinés qui relieront l’atrium depuis le socle jusqu’à un restaurant panoramique en haut de la tour. Cette visite pourra ensuite se prolonger dans les plus hauts niveaux de Triangle, jusqu’au belvédère d’où l’on découvrira des vues exceptionnelles sur l’ensemble de la métropole.

Triangle deviendra ainsi l’un des lieux majeurs de Paris. Il recréera un espace urbain fort et animé Place de la Porte de Versailles, offrira un point de repère depuis lequel on pourra percevoir le panorama urbain et apparaîtra comme une silhouette remarquable dans le système d’axes et de monuments de la ville, tel un signal en plein cœur du Parc des Expositions.


Herzog & de Meuron, 2014

Illustration : Simulation de l’exposition « Triangle » dans les archives Herzog & de Meuron, Bâle, Suisse, 2014 © Herzog & de Meuron


Date : 30/10/2014
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. JACQUES HERZOG

 FRANKLIN AZZI ARCHITECTURE
   DOCK EN SEINE, Saint-Ouen

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :

"Dans ce paysage en construction de la ZAC des Docks à Saint-Ouen, l'immeuble "Dock en Seine", livré en avril dernier, croise une rationalité radicale dans sa morphologie et ses façades et une expression architecturale élégante et juste, une forme de modernité intemporelle. Ici ni formalisme ni futilité, grande compacité et flexibilité se combinent dans le jeu simple des volumes, dans la délicatesse des ouvertures, le caractère sensible des espaces partagés. La nature formelle et la singularité du bâtiment Dock en Seine naissent de cette démarche conceptuelle innovante qui associe une intelligence concrète et mathématique où rien n’est vraiment laissé au hasard et une attention sensible à la matière architecturale : lumière, matériaux, volumes. Mais, au delà de la forme, la démarche interroge les processus de création actuels, dépasser l'outil informatique et la production prosaïque, dépasser les contraintes économiques ou techniques pour retrouver une contextualité positive, une réalité sensuelle et un univers d'épanouissement pour les usagers, un "sur-mesure" architectural à l'image d'un costume bien taillé." Franklin Azzi Architecture


Maîtrise d’ouvrage : Neximmo 62,
représenté par Nexity entreprises

Aménageur : Sequano Aménagement

Maîtrise d’œuvre : Franklin Azzi Architecture, architecte mandataire Paul Armand Grether, architecte urbaniste associé (phase étude) Think Tank Architecture, architecte collaborateur (phase apd, pro, dcd)



Date : 14/5/2014
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. FRANKLIN AZZI, architecte

 OFFICE
   CITY VILLA, Bruxelles, Belgique

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :

A l’intérieur même de Bruxelles se trouve une zone périphérique. Un morceau de paysage se trouve en son sein – vert, ouvert, idyllique, comme si on se trouvait aux franges de la ville (là où elle touche la forêt). Cette condition, si particulière, est facile à détruire.
Afin de doubler la surface d’une maison, en apparence autonome dans cet environnement étrange et luxuriant, il a été décidé de souligner élégamment l’existence de tout ce qui était déjà, de célébrer le statut quo et de simultanément faire disparaitre l’extension en la rendant extrêmement visible et ainsi en faire le protagoniste. L’extension est créée sous la villa existante, sans ajouter de nouveaux volumes, mais en créant son piedestal. Ce piedestal fait de la maison existante un objet en exposition: entretenu, nettoyé, restauré – défait de son importance initiale. Celle-ci devient alors une maison de nuit, maison fantôme au-dessus d’une nouvelle villa excavée. La villa est alors simultanément nouvelle et ancienne. Il s’agit d’une maison conçue comme un ensemble de différents espaces délimités par des colonnes. Le rythme de colonne défini le plan et les séquences: un ensemble d’espaces dont la fonction n’est pas définie. La villa se présente comme le vestige d’une maison; un ensemble d’éléments tectoniques qui créent différentes hiérarchies spatiales. Parfois, les espaces sont à ciel ouvert; parfois ils reçoivent une lumière indirecte. La structure, massive, est faite de poutres et de colonnes en béton, mesurées pour avoir un effet tectonique maximal. Elle se traduit en une idée spatiale. Dés que l’on passe de l’intérieur vers l’extérieur, les colonnes de béton deviennent des colonnes en bois teinté, créant alors une construction spatiale, une séquence de lieux hypothétiques où rester. La villa existe donc dans cette île verte, maintenue par son existence même, une contribution consciente à un tissu urbain au bord de l’extinction.


Date : 19/3/2014
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. KERSTEN GEERS
. DAVID VAN-SEVEREN

 ALVARO SIZA VIEIRA
   Musée Iberê Camargo, Porto Alegre, Brésil

Cycle : 1 architecte - 1 bâtiment
Type :
Musée Iberê Camargo, Porto Alegre, Brésil
Maîtrise d'oeuvre : Alvaro Siza Vieira
Maîtrise d'ouvrage : Fondation Iberê Camargo

Conférence organisée en partenariat avec la Galerie de Thorigny
Dans le cadre de l'exposition Alvaro Siza Vieira, Dessins
Du 11 octobre au 31 décembre 2013


La Fondation Iberê Camargo souhaitait construire un édifice pour l’archivage et l’exposition de sa collection.
Le terrain disponible est délimité au Nord par l’avenue Padre Cacique et au Sud par un talus compris entre les cotes 5 et 24.
Le programme proposé inclut des zones d’exposition, de dépôt, de bibliothèque et vidéothèque, de librairie, de cafeteria, d’un petit auditoire, de zones d’administration et d’ateliers artistiques.
Un parking de stationnement pour 95 véhicules est également prévu en sous-sol.
La base de l’édifice est constituée d’une longue plateforme, élevée à 0,90 m du trottoir de l’avenue Padre Cacique, sous lequel se situe une partie des zones du programme. Cette plateforme est accessible à partir du trottoir par le biais d'une rampe.
Le volume principal est découpé dans la végétation du talus, occupant un creux et résulte de la superposition de quatre étages irréguliers, incluant le rez-de-chaussée au même niveau que la plateforme. Ce volume est limité par des murs droits et quasi orthogonaux (au Sud et au couchant) et par un mur ondulé (au Nord et au levant).
Ce mur limite sur toute la hauteur de l’édifice l’espace du hall d’entrée, lequel est entouré sur le reste du périmètre par de petites salles d’expositions ainsi que par la réception, le vestiaire et la librairie au rez-de-chaussée. Les espaces destinés aux expositions temporaires et permanentes ne sont pas distincts, optant pour une flexibilité propre à la tendance actuelle de fonctionnement des musées.
Les salles de tous les étages pourront être ouvertes sur le hall ou fermées par des panneaux amovibles jusqu’à 4m de hauteur, permettant l’entrée de lumière naturelle à partir du hall et entre cette hauteur et le plafond.
Les salles du dernier étage reçoivent la lumière naturelle à travers des lucarnes constituées par un double vitrage avec un accès intermédiaire pour le ménage et la régulation de la lumière. L’espace du hall reçoit la lumière par des lucarnes situées sur la terrasse et par des ouvertures à l’extérieur du mur ondulé.
Les accès verticaux (deux ascenseurs et deux escaliers) se situent à chacune des extrémités des salles d’expositions. Elles incluent aussi un système de rampe avec une pente entre 8 et 9 %, dont le développement a lieu en partie à l’intérieur de l’espace du hall et en partie à l’extérieur, constituant des galeries qui entourent le volume de l’édifice, ouvertes ponctuellement sur un paysage merveilleux.


>>Voir la conférence

Date : 8/10/2013
Horaire : 19:00

Intervenant(s)
. ALVARO SIZA-VIEIRA


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